"Les choses ne sont ce qu 'elles sont, que parce qu'elles le sont devenues" Michelet
La commémoration du cinquantenaire de l'institut de Recherches Cardio-Vasculaires de Royat consistera essentiellement en une rencontre, qui se veut solennelle et amicale à la fois, consacrée à la communication et à la mise au point. Cependant, les séances de travail auront d'agréables prolongements festifs, tout au long de ces deux joumées. Telle est la formule qui, parmi d'autres, nous a semblé la meilleure et que nous avons retenue.

Elle prendra en compte deux aspects majeurs. Le premier sera de présenter l'actualité des recherches sur la thérapeutique spécifique de Royat, la carbocrénothérapie.
La deuxième sera de donner la dimension internationale de telles recherches qui se poursuivent, en parallèle et en collaboration, en un certain nombre de pays, notamment d'Europe Centrale et de l'Est. Nous souhaitons faire le point sur ce vaste sujet, à l'intention de nos auditeurs d'aujourd'hui et de nos lecteurs de demain. Dans ce but, nous avons fait appel aux meilleurs spécialistes, sur le plan européen. D'où la large internationalisation de notre programme.
Messieurs les Présidents
- Professeur Cabrol (Paris),
Président du Comité Scientifique National de notre Institut de
Recherches, Président d'Honneur de ce Congrès
- Professeurs Milon
(Lyon) et Broustet (Bordeaux), Présidents de séance de cette journée
commémorative
- Professeur Boulangé
(Nancy), Président de la Fédération Intemation~e d'Hydrologie
et de Climatologie Médicales, ancien Assistant de cet Institut;
- Docteurs Dubost
et Body, Président et Président d'Honneur de la Société
Médicale de Royat
- Monsieur le Maire
Bara, de Royat
- Monsieur le Maire
Wolff, de Chamalières
- Monsieur le Président
de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie
- Messieurs les Représentants
des Autorités.
Une bienvenue toute particulière est souhaitée à nos collègues, confrères et amis venus de l'étranger, et plus spécialement d'Allemagne, d'Autriche et de la République Tchèque.
- les Professeurs Hartmann
et Schmidt-Kessen (Fribourg en Brisgau et Bad Krozingen), Schnizer (Munich)
et Pessenhoffer, (Graz),
- les Docteurs Eysank
et Pollanz (Bad Schonau) et Seitz (Bad Häring), Spirek et Staneck (Podebrady),
- Messieurs Kùnig
et Cede (Autriche),
Nos amis autrichiens nous donnent ici le panorama d'un remarquable travail d'équipe, puisque sont présents tous les partenaires concernés par la recherche thermale, et plus généralement par le Thermalisme, les médecins, praticiens et chercheurs, les administratifs, les architectes, les techniciens.
Chers
collègues, chers confrères, originaires des différents
horizons de France,
Chers habitants de
Royat, de Chamalières, de Clermont-Ferrand, d'Auvergne,
Chers curistes, souvent
venus de loin,
Mesdames, Messieurs, vous tous, amis très chers, dont la présence en cette salle nous fait honneur.
Cinquante
ans de recherches cardio-vasculaires à Royat, 1946-1996, voilà
qui donne matière à bien des évocations. Et l'exergue de
l'éminent Michelet, ci-dessus, s'applique on ne peut mieux à notre
Institut de Recherches, en perpétuel devenir.
Royat, c'est deux mille ans de Thermalisme
Royat c'est plus de deux millénaires d'histoire, aux péripéties multiples. Les derniers cent cinquante ans se décomposent en trois périodes de durée sensiblement égale : un demi-siècle de médecine thermale traditionnelle et empirique, mais d'un empirisme éclairé ; un demi-siècle de thermalisme de plus en plus scientifique un demi-siècle de médecine scientifique au plein sens du terme.
L'aventure moderne remonte, en effet, à l'époque romantique. Voilà plusieurs lustres que l'Abbé Védrine, le perspicace curé de Royat, faisait à chaque décours de l'hiver, la même et intrigante constatation : la neige, sur le ban de Royat, fondait d'abord au lieu dit "le Moulin des Pierres". En 1843, il fait creuser par les habitants, ses paroissiens. Ils tombent sur une source chaude. au milieu d'un ensemble de magnifiques ruines romaines, les restes d'un des plus vastes et des plus somptueux établissements balnéaires jamais élevés par les Romains dans les Gaules,
Ainsi était née, ainsi renaissait plutôt, la "Grande Source" de Royat, une des plus abondantes sources thermales d'Europe. Après la visite du couple impérial, le 9 juillet 1862, elle sera appelée "Source Eugénie", du nom de l'Impératrice. On en connaissait déjà une autre, la source César. Par la suite s'y ajouteront les sources Saint Mart, Saint Victor et Velléda, et dernièrement la source Auraline.
Depuis, la source Eugénie fournit la plus grande partie de l'eau et du gaz utilisés à Royat dans la carbocrénothérapie. Ce sont 100 m3 par heure d'une eau très fortement carbogazeuse, et en plus 150 m3 par heure de gaz thermal, dont les analyses, bien ultérieures, diront qu'il est composé à 99,5 % de C02 magmatique natif.
C'est autour de l'an 20 avant notre ère, sous l'Empereur Auguste, qu'avaient été fondés les thermes de "Rubiacum", la "cité rouge", qui deviendra le futur Royat. Rouge comme la pouzzolane des volcans, rouge comme les eaux ferrugineuses qui sourdent du sol. Dans un paysage enchanteur que poètes et peintres comparaient au Tivoli de Rome.
Ainsi se trouvaient réunis, dans cette bourgade de moyenne altitude, blottis aux pieds des monts volcaniques de la Chaine des Dômes, au climat bénéfique et vivifiant, les éléments constitutifs de la triade célèbre que le Père de la médecine, Hippocrate, avait établie voici vingt-cinq siècles, et qui est le titre d'un de ses ouvrages bien connus "Les airs, les eaux, les lieux", qu'illustre une belle mosaïque antique. avec Hippocrate enseignant au bord d'un bassin crénothérapique, dans son Asclépîéion de l'île de Cos.
Avant les Romains, les Celtes déjà vénéraient la source minérale des Roches, dans un site proche. Une source réputée miraculeuse, et près de laquelle ont été trouvés de nombreux ex-voto en bois, sous forme de statuettes,de silhouettes, de planchettes anatomiques figurant les parties du corps à guérir.
La splendeur des thermes romains de Royat ne survécut pas aux invasions des Barbares, au Vème siècle. Ils furent dévastés de fond en combles. On en perdit la trace, et jusqu'à la mémoire.
Vers la fin du Moyen Age et à l'aube de la Renaissance, les moines du prieuré Saint Léger de Royat, dont subsiste toujours l'église romane fortifiée, une fondation de l'abbaye bénédictine de Mozac, relevèrent les ruines des thermes romains et leur redonnèrent vie. Mais celle-ci fut de courte durée. A nouveau, les bains de Royat furent dévastés et détruits, par les guerres du début des temps modernes, et retombèrent dans l'oubli.
Ainsi, Antiquité romaine, Renaissance et XIXème siècle, les trois temps forts du thermalisme occidental, jalonnent aussi le devenir historique de la station de Royat.
Cette période, à Royat, sera conforme elle aussi au schéma classique du thermalisme moderne. Dans un premier stade, les indications thérapeutiques resteront assez générales, un grand nombre d'affections étant considérées comme justiciables de la cure.
Puis, progressivement, l'éventail se rétrécit pour privilégier les maladies cardio-vasculaires, sans grande discrimination encore. Royat devient alors la station du coeur, mais aussi la station de l'hypertension, ou encore celle de l'artériosclérose, voilà ce que l'on peut lire et entendre.
Mais avec l'avènement de l'ère scientifique, depuis un demi-siècle, l'indication se précise, pour désigner les maladies artérielles. Affection type : les artériopathies oblitérantes, principalement des membres inférieurs. Ainsi est toute désignée la vocation majeure de Royat.
Principal responsable de cette évolution : l'Institut de Recherches et ses travaux. Lui-même suit l'évolution, jusque dans sa dénomination d'institut de Recherches Cardiologiques qu'il était appelé initialement, il sera rebaptisé Institut de Recherches Cardio-Vasculaires, ce qu'il est encore aujourd'hui.
La fondation de cet Institut aura été, de toute évidence, un événement capital dans le destin de la Station et dans celui de la Ville tout entière, en ce milieu du XXème siècle.
C'est le 15 juin 1946, il y a exactement 50 ans, à quelques jours près, qu'était inauguré cet Institut, dans cette même salle, à l'occasion du Congrès de la Société Française de Cardiologie.
Tous les grands de la cardiologie française et européenne étaient présents. Côté français, aucun ne manquait Gallavardin, le président de la Société. Laubry. Lian, Lenègre, Mouquin, Soulier, Broustet. le Doyen Hermann, de la Faculté de tutelle de Lyon. Tous des noms prestigieux.
Ils venaient entourer les parrains qui portaient sur les fonds baptismaux le tout jeune Institut. Des parrains, bien trop n'étaient de quatre :
- la Municipalité de Royat avec, à sa tête, le Maire Pierre Paulet la fondation de l'Institut était due à son initiative mais il convient de lui associer le Maire Eugène Bertrand qui, avant-guerre déjà, avait efficacement oeuvré dans ce sens et préparé le terrain).
- la Société Française de Cardiologie, avec son Président Gallavardin
- la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Lyon, avec le Doyen Hermann
- la Société Médicale de Royat. et particulièrement le Docteur Jean Baptiste Romeuf.
Le premier Centre de recherches installé dans une station thermale française allait contribuer de façon déterminante à l'avènement du thermalisme scientifique.
L'esprit des fondateurs. Le Professeur Jourdan Dans l'esprit des fondateurs, l'institut de Recherches avait pour mission de donner à la thérapeutique carbogazeuse, devenue la spécificité de la Station de Royat. les bases scientifiques indispensables à la validation de ses effets et, partant, à sa crédibilité auprès du corps médical, auprès des malades, auprès des pouvoirs publics.
En fait. les axes de recherche allaient rapidement se diversifier au-delà de ce champ d'investigation.
L'impulsion dynamique et enthousiaste de son premier Directeur, le Professeur Fernand Jourdan, éminent physiologiste et pharmacologue de la Faculté de Lyon, allait d'emblée donner le ton. Cette médecine expérimentale serait bernardienne, héritière de I'Ecole parisienne, celle de Claude Bernard. mais aussi de l'Ecole lyonnaise, celle de Jean-Baptiste Chauveau.
Les changements ultérieurs, importants et inévitables, laisseront intacts l'esprit et la méthode. C'est l'esprit qui toujours y a régné qui en a fait. justement, un Institut à nul autre semblable, selon une heureuse formule.
Un Institut pas comme les autres Il est vrai qu'il fait preuve de beaucoup d'originalité, dans sa conception, sa structure, son fonctionnement, ses finalités.
Privé et non universitaire, il a toujours été dirigé et beaucoup fréquenté par des universitaires. Les successeurs du fondateur à la tête de l'institut auront été les Professeurs des Facultés de Médecine suivants :
- le Professeur Pierre Arnould, de Nancy. en 1962. qui malheureusement n'a pu être des nôtres aujourd'hui et qui le regrette beaucoup il nous a envoyé un message très chaleureux de bonne réussite pour ces journées
- le Professeur Georges Faucon, de Lyon, en 1963, successeur de Monsieur Jourdan à la fois à Royat, à la direction de l'Institut, et à Lyon. dans la chaire de Biologie Médicale et de Pharmacodynamie il nous fait le grand plaisir aujourd'hui d'être avec nous, merci de tout coeur, cher Georges Faucon
- le Professeur Pierre Duchêne-Marullaz, de Clermont-Ferrand. en 1965, qui imprimera une orientation pharmacologique à un certain nombre de nos recherches
- le Professeur Georges Schaff. de Strasbourg, en 1987.
Au fil des ans et des décennies, de nombreux chercheurs ont fréquenté l'institut, venus de la plupart des Facultés de France et d'un certain nombre de Facultés étrangères mais aussi des chercheurs du C.N.R.S. (Centre National de la Recherche Scientifique), de l'I.N.S.E.R.M. (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) ou d'entreprises privées. Ils sont, au total, plus d'une centaine.
Nous voudrions saluer particulièrement, parmi les présents, plusieurs anciens Assistants de l'Institut : le Docteur Lautier, de la Faculté de Strasbourg, le Professeur Lavarenne et Madame Fabry, de la Faculté de Clermont-Ferrand. Et saluer la mémoire du regretté Professeur Combre, ancien Assistant lui aussi, et qui aura terminé sa carrière prématurément comme Doyen de la Faculté de Pharmacie de Nantes.
Quant à la collaboration avec les confrères de la Société Médicale de Royat. elle est quotidienne et aura toujours été exemplaire.
Enfin. privilège rare et qui mérite d'être souligné. les chercheurs, à Royat. ont toujours bénéficié d'une liberté totale, à toutes les étapes de leur démarche scien tifique, dans la conceptualisation, dans l'exécution, dans les publications. C'est l'honneur des autorités de tutelle, et principalement de la Ville de Royat. de n'avoir jamais voulu intervenir en aucun de ces domaines. Cela avait d'ailleurs été, à l'origine, une exigence absolue de la part du Professeur Jourdan. Point n'a jamais été besoin de la reformuler.
Cinquante ans de recherches, c'est avant tout cinquante ans de vie L'ambiance de la Maison a toujours été exceptionnelle, d'ouverture et d'accueil d'abord. En fait, c'était le règne permanent de la gaieté, de l'amitié, de l'enthousiasme, de la collégialité. Toutes conditions excellentes pour un travail efficace. Une ambiance qui a beaucoup marqué les chercheurs qui y ont travaillé. Ils lui sont pratiquement tous restés fidèles, et nombre d'entre eux sont là aujourd'hui.
On y riait beaucoup, on y chahutait ferme, on travaillait en chantant, parfois même en polyphonie, les cantiques d'un certain bréviaire, qui n'avait rien de monastique. Bien des épisodes sont restés méniorables. Qu'il nous soit permis d'en évoquer l'un ou l'autre.
Un soir d'été. il était bien 21 heures, et l'équipe était en pleine expérimentation autour du chien, lequel. anesthésié, dormait paisiblement. Lorsqu'on entend sonner, avec obstination, à la porte de l'institut. Un collaborateur part s'informer, reste un moment, et revient hilare. C'était un curiste qui, se promenant dans le parc thermal voisin et nous entendant chanter, le chien bien sur n'en était pas dérangé, venait s'enquérir si, pour la durée de son séjour, il pouvait faire partie de la chorale.
Effectivement. les expériences.,ont dit maintenant les "manips", étaient souvent longues, pouvant durer douze ou quatorze heures, voire davantage. Mais un rite demeurait sacré. Dès que commençaient de sonner les douze coups de minuit, retentissait l'exclamation fatidique : "Chien de minuit !" Et l'un de nous de se précipiter vers le réfrigérateur, pour en retirer un de ces "flacons", comme les appelait le Directeur de l'Etablissement Thermal d'alors, Monsieur Meunier, qui suivait toujours nos travaux avec beaucoup d'intérêt. Il veillait d'ailleurs avec soin à ce que nous fussions toujours bien approvisionnés, en ces bouteilles de champagne. Celui-ci étant sablé, et après une pensée émue pour le chien, qui continuait de dormir paisiblement, le travail reprenait.
Une telle ambiance, inévitablenient, créait des liens, était garante de convivialité, de solidarité, d'identité de vue. N'est-ce pas, Docteur Lautier, n'est-ce pas Christiane, vous qui toutes deux êtes venues pendant des années travailler bénévolement tous les jours de votre mois de vacances, à l'institut ?
D'autres y ont trouvé leur vocation de médecin ou leur vocation de chercheur, et pour cela ont commencé d'autres études, n'est-ce pas Docteur Condat, n'est-ce pas Docteur Caroif ? D'autres. enfin, après vingt ans sont toujours à l'Institut, parce qti'ils ne l'ont jamais quitté, n'est-ce pas Madame Fahry ? Et combien d'anciens, après y avoir fait leur Thèse, aiment s'y retrouver, même après tant d'années, n'est-ce pas vous les Docteurs Campagne, Zilber, Pablo, Boissonnet, parmi tant d'autres?
La recherche fondamentale, une primauté Cinquaiite ans d'activités, cela aura été avant tout près de trente-cinq ans de recherches fondamentales, essentiellement sur l'animal. Une primauté qui, dans l'esprit de l'lnstitut, leur est restée incontestée, même si, progressivement, les recherches appliquée, clinique et épidémiologique ont, par la force des choses, pris le relais.
Les spécificités de la crénothèrapie de Royat ont déjà été entrevues. Elles consistent à utiliser au mieux les remarquables propriétés vasoactives du CO thermal. Ce facteur. dont les effets vasculaires ont été découverts dans les années 1850 est considéré par beaucoup d'auteurs comme le plus puissant des vasodilatateurs connus. Il est de surcroît parfaitement physiologique. Il en découle, comme indications privilégiées de cette carbocrénothérapie, les atteintes oblitérantes de la circulation artérielle et veineuse périphérique. et en tout premier lieu les troubles de la microcirculation. Elle s'avère remarquablement efficace dans les artériopathies obliterantes et dans les acrosyndromes. De nombreux aspects pratiques de cette thérapeutique thermale ont été explorés, chez l'animal d'abord, chez l'homme ensuite.
En fait. la recherche fondamentale a l'institut a été longtemps plus vaste, de physiologie, de physiopathologie et de pharmacodynamie cardio-vasculaires expérimentales chez l'animal. Elle a porté sur de nombreux aspects de la fonction cardiaque : foyers d'automatisme, leur hiérarchie et leurs suppléances de la fonction vasculaire : tonus vasomoteur et sa régulation, effets des vasoactifs, comparaison avec ceux du gaz thermal.
Les publications scientifiques, 212 au total, remplissent les onze volumes de Travaux de l'institut de Royal parus jusqu'en 1978.
Recherches appliquées, cliniques et épidémiologiques Dans le domaine des applications, la validation et l'optimisation des thérapeutiques thermales ont retenu toute notre attention. Ce qui impliquait, à la fois, l'èlimination des techniques insuffisamment performantes, et la mise au point de techniques de soins nouvelles. Celles-ci ont été nombreuses. Parmi elles, le couloir de marche à contre-courant en eau thermale s'est révélé comme une kinébalnéothérapie active particulièrement efficace.
Les recherches cliniques portent sur l'objectivation et l'évaluation des effets de la carbocrénothérapie chez les malades atteints d'artériopathies ou d'acrosyndromes, en cure à Royat. Là encore, les axes de recherche et les techniques mises en euvre ont été multiples. A commencer par l'évaluation directe et indirecte (les effets sur la macrocirculation et surtout la microcirculation, sur la pénétration transcutanée du CO2 thermal, sur l'augmentation du débit sanguin loco-régional. Parmi les paramètres explorés, citons l'étude du périmètre de marche, la mesure des index de pression systolique et de la pression trans- cutanée de l'oxygène, les investigations vélocimétriques, la fixation musculaire du Thallium 201. Des techniques comme la capillaroscopie ou la thermographie rendent des services appréciés, le traitement thermal des ulcères cutanés est aussi simple qu'efficace.
Enfin, l'étude épidémiologique porte sur le suivi linéaire, depuis 1981, d'une population de plus de 600 curistes artériopathes. Elle est, à ce jour, la plus vaste jamais entreprise en ce domaine, de par le monde.
Au total, en cinquante ans, plus de 400 publications parues dans de nombreuses revues médicales et médico scientifiques, françaises et internationales. A ne considèrer que ces dernières années, elles ont été l'oeuvre surtout des Collègues et Confrères suivants Ambrosi, Avril, Bedu, Berthier, Body, Brivady, Cheynel, Coudert, Delahaye, Dubost, Fabry, Fellmann, Gaillard, Morellas, Pochon, Ponsonnaille, Savin. Il en a certainement été oublié plus d'un. Que tous nous pardonnent, et notamment de ne pas détailler les travaux respectifs de chacun d'eux.
Voilà qui résume les principales directions de recherches. Mais d'autres sont déjà en cours ou en projet, elles feront l'objet de l'exposé de tout à l'heure.
Institut de Recherches Cardio-Vasculaires Parc thermal - F 63130 ROYAT