L'ensemble des travaux que je présente a été réalisé en collaboration avec les Docteurs Bedu, Cheynel, Madame Fabry et également avec un collègue et ami le Professeur Jean-Paul Martineaud de l'hôpital Lariboisière à Paris et son collaborateur Etienne Savin. (1, 2, 3, 4).
Donc voici l'affaire du sac de Royat, qui est l'utilisation d'un sac dans lequel on immerge le sujet dans le gaz thermal.
Plusieurs questions se sont posées à nous et nous avons essayé de les résoudre les unes après les autres.
Tout d'abord quel est le flux transcutané à travers la peau dans différentes conditions et en fonction de l'âge ?
Ensuite quels sont les effets vasomoteurs et en particulier au niveau de la circulation musculaire, induits par ce flux transcutané ?
Pour réaliser la mesure du flux transcutané au cours de ces bains de gaz thermaux, nous avons fait l'étude, tout d'abord, chez des sujets sains, des adultes jeunes. Ensuite, nous avons pris des sujets d'un âge supérieur, apparemment sains aussi. Et puis, enfin, un groupe de sujets artéritiques.
Pour les sujets sains, nous avons étudié différentes conditions : avec et sans humidification préalable de la peau et ensuite, bien sûr, nous avons fait la comparaison avec le flux transcutané qu'on peut obtenir dans le bain d'eau carbogazeuse.
Voici la méthode, tout d'abord, pour mesurer les flux transcutanés elle est classique en physiologie respiratoire, on fait la mesure des échanges gazeux tout d'abord, en situation stable ; le sujet, ici (Figure 1) inhale l'air ambiant, on a pris la précaution d'interposer de la chaux sodée, parce qu'il y a une concentration en CO2 qui n'est pas négligeable parfois dans l'ambiance ; ainsi on est sûr qu'il n'y a pas de biais dû à l'inhalation anormale de C02 contenu dans l'ambiance. Avec une valve à 2 voies, on recueille le gaz dans un sac de Douglas on mesure le volume, et le temps de prélèvement. On a les fractions expirées en oxygène et en dioxyde de carbone. Donc, on peut mesurer le quotient respiratoire métabolique et surtout le flux de C02 d'origine métabolique. Ensuite, on fait la mesure, d'une part, avec l'air ambiant, c'est la référence fondamentale, le placebo, Si vous voulez tout ceci est fait en double aveugle ensuite, avec le gaz, on fait la même mesure et, par différence, le VCO2 total mesuré, moins le VCO2 métabolique, vous donne le flux de C02 qui a diffusé à travers la peau.
Voilà la méthode utilisée, classique, et maintenant voici les résultats (Figure 2).
Méthode utilisée
pour le recueil des gaz expirés,
tout en évitant la pollution de l'air inspiré par le C02 ambiant.
